Devons-nous attribuer toutes les catastrophes liées au climat uniquement au réchauffement climatique ? — Problèmes mondiaux


Avis par Ameenah Gurib-Fakim ​​(port louis, maurice)lundi 29 janvier 2024Inter Press Service

Malheureusement, nous connaîtrons encore davantage de traumatismes liés au climat, car en tant que nation insulaire, nous sommes terriblement mal préparés et semblons ignorer allègrement les défis climatiques, surtout si l’on examine notre trajectoire de développement.

Il est urgent de prendre en compte la résilience de nos infrastructures ; notre stratégie d’adaptation, l’utilisation de technologies appropriées pour informer et éduquer nos populations afin d’être mieux informées et préparées. Quand nous regardons les tragédies récentes, nous ne pouvons pas et ne devons pas tout mettre sur le dos du changement climatique, même si je suis sûr que la tentation est grande de vouloir absoudre l’une de ses responsabilités. Des mesures urgentes doivent être mises en place pour contrecarrer cette nouvelle réalité et également remédier à nos vulnérabilités.

Il ne fait aucun doute que nous connaîtrons des cyclones encore plus dévastateurs et qu’ils feront reculer nos économies de plusieurs décennies.

Il devient de plus en plus clair que la manière dont nous urbanisons, la résilience de nos infrastructures, la façon dont nous gardons nos bâtiments et nos paysages « verts » souligneront à quel point nous nous adaptons au changement climatique.

Localement et dans de nombreuses régions du monde, il existe une forte propension à abattre de vastes étendues de forêts, à assécher les marécages « protégés par Ramsar » qui sont les poumons du monde ; construire des bungalows en bord de mer ; sacrifier des arbres centenaires au nom du « développement » ; Les canalisations centenaires qui ont résisté à l’épreuve du temps sont désormais de plus en plus infiltrées dans le ciment !

Dans de nombreuses îles environnantes, dont Maurice, des bâtiments surgissent sur les pentes des montagnes. Il y a également des investissements massifs dans des projets d’infrastructure sans visibilité sur les « évaluations d’impact sur l’environnement – ​​EIA » (l’absence de Freedom of Information Act à Maurice empêche le public d’accéder à ces documents critiques).

Il y a aussi localement une absence de visibilité sur les zones sujettes aux inondations, ce qui implique que les gens continueront à construire dans ces régions avec les conséquences surréalistes que nous avons vues la semaine dernière à Port Louis – les voitures s’entassent, les cimetières inondés atteignent les maisons, les gens sont emportés par la simple force de l’eau.

Il devient tout à fait clair que les événements liés au climat vont se reproduire et que nous, en tant que race humaine, n’avons d’autre choix que de nous adapter à nos nouvelles réalités. À maintes reprises, la rhétorique du « sauver la planète » est évoquée. Il faut que nous soyons tous conscients que la nature existait avant notre apparition il y a 200 000 ans et qu’elle se portera bien après notre disparition. Alors ne soyons pas présomptueux de penser que nous pouvons « apprivoiser » ou « sauver la planète ». Notre rhétorique doit être formulée dans le langage suivant : « comment nous sauver nous-mêmes à la lumière de la crise que nous avons déclenchée » ! Ce serait plus approprié et beaucoup plus conforme à ce truisme auquel nous sommes confrontés.

Une partie de nos réalités d’adaptation exigent une culture de transparence et de leadership participatif, favorisent une plus grande sensibilisation du grand public aux enjeux et, plus important encore, la responsabilité de ceux que nous votons pour décider en notre nom. Ils ne peuvent pas soudainement se taire lorsqu’ils sont interrogés ou renvoyer la balle au personnel technique dont le rôle est souvent purement consultatif lorsque les choses commencent à mal tourner. Les pertes personnelles et matérielles pour le grand public sont tout simplement trop douloureuses pour être constatées alors que les efforts et les économies de toute une vie sont emportés par les eaux jaillissantes.

Je suis un habitant de la ville appelée Quatre Bornes et qui a été durement touchée par les récentes inondations. Je suis tenté de demander ce rapport d’EIE « confidentiel » pour le projet de tramway de Quatre Bornes afin que nous puissions être éclairés sur les actions correctives à venir ?

Peut-être que ceux qui étaient aux commandes en 2016 lorsque la décision a été prise de lancer ce méga projet pourront nous éclairer ? Non?

Mais c’est là qu’intervient la « Real Politik ».

Ceux qui s’étaient opposés avec véhémence à ce projet pendant la campagne électorale, lorsqu’ils étaient dans l’opposition (c’est-à-dire avant de changer de camp et de rejoindre le parti vainqueur) en sont aujourd’hui les plus grands défenseurs.

Certains de ceux qui ont appliqué les décisions lorsqu’ils étaient au gouvernement sont maintenant dans l’opposition et expriment des aspirations démesurées à des postes plus élevés… hmm… lors des prochaines élections générales ??.

Vraiment?

La transparence, la justice et la responsabilité sont les vertus que le public exige, mais nous n’avons certainement PAS besoin de discours et de promesses creuses… La survie de nos enfants et petits-enfants en dépend et nous n’avons AUCUN droit de sacrifier leur avenir par notre inaction.

IPS Bureau de l’ONU

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