Indignation alors qu’une Italienne traduite en justice en Hongrie, enchaînée, l’UE étant invitée à agir | Monde | Nouvelles


Le procès en cours d’une Italienne en Hongrie a suscité des appels à l’UE pour qu’elle prenne des mesures décisives contre ce pays. Ces appels surviennent alors que des vidéos ont été diffusées au tribunal de Budapest, montrant Ilaria Salis amenée dans la salle d’audience, enchaînée et tenue en laisse.

La Hongrie, dirigée par le Premier ministre Viktor Orban, est depuis longtemps une source d’inquiétude pour les institutions européennes. Les accusations de porter atteinte à l’indépendance judiciaire, de perpétuer le copinage, de restreindre le pluralisme des médias, d’abuser des pouvoirs d’urgence, d’approuver des lois anti-LGBT et d’entraver le droit d’asile ont tourmenté le gouvernement d’Orban depuis son arrivée au pouvoir en 2010.

La Commission européenne a lancé la première phase de l’article 7, familièrement connue sous le nom d’« option nucléaire », en 2018 pour répondre aux violations perçues par la Hongrie des valeurs européennes. Ce processus est activé lorsqu’un pays est considéré comme risquant de violer les principes défendus par les États membres de l’UE.

Mardi, Didier Reynders, le commissaire européen à la Justice, a indiqué qu’une décision sur le passage à la deuxième phase de l’article 7, qui implique le gel des fonds, n’avait pas encore été prise.

Le résultat pourrait dépendre du vote européen prévu en juin et des répercussions potentielles sur la position de la Hongrie au sein de l’UE.

L’unanimité requise pour l’application de l’article 7 contre la Hongrie a constitué un obstacle important. Pour que la proposition soit retenue, soit la Commission européenne, soit un tiers des États membres doivent soumettre une proposition écrite, suivie d’un vote unanime, à l’exclusion de la Hongrie. Ce processus sans précédent a rendu difficile l’obtention d’un consensus.

Cependant, le cas controversé d’Ilaria Salis pourrait constituer un tournant. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s’est adressé aux médias sociaux pour exhorter le gouvernement hongrois à remédier à la situation de Salis : « Nous demandons au gouvernement hongrois de surveiller et d’intervenir ».

Les images de Salis devant le tribunal, enchaîné et tenu en laisse, ont suscité des actions diplomatiques.

Carlo Nordio, secrétaire italien à la Justice, a souligné que des efforts sont en cours par la voie diplomatique pour améliorer les conditions de détention de Salis, reconnaissant la souveraineté du système judiciaire hongrois.

Alors que la communauté internationale attend des réponses de l’Allemagne et anticipe des réactions de la Commission européenne, l’incident impliquant Ilaria Salis pourrait avoir des implications significatives sur la position de la Hongrie au sein de l’UE.

Les images du citoyen italien enchaîné ont déclenché un nouveau débat sur l’adhésion de la Hongrie aux valeurs européennes, incitant certains à plaider en faveur de mesures plus strictes contre le pays.



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